Je mets ici a ma dispostion quelques uns de mes ecrits.
Comme je n ai pas les droits d auteur encore
(on peut toujours rever) je ne vais pas tout mettre et pas des bouquins et en plus ca serait surement peu agreable a lire sur ordi.
je mets donc ici en premier lieu une mini nouvelle (cauchemar) ecrite il y a 5 ans et des poemes recents (poemes polysyllabiques et la prochaine fois des alexandrins) Le dernier 1er Age
J’aurais aimé vous raconter une tout autre histoire que celle que j’ai vécue il y a de cela quelques décennies. Je ne puis toujours pas expliquer ce qui c’est vraiment passé, mais je m’en sens coupable. Je n’ai rien à confesser, je n’ai pas à être jugé. Il pourrait s’avérer que mon esprit soit le fautif, où alors est ce mon imagination qui me joue des tours… Il ne s’agit sûrement que d’un simple accident.
Il a de cela 47 ans, alors que j’aillais fêter ma 20
ème année, mes parents et moi avions invités les Johnson, dont le mari était un ami d’enfance de mon père. Ceux-ci tenaient à nous présenter leur plus grande fierté. Il s’appelait Louis et était né il y a sept mois.
La cloche sonna. Mon père alla ouvrir et s’exclama devant Mr Johnson.
« Ah ! Vous voilà ! Nous vous attendions. Alors… où est le charmant bambin ?
Mme Johnson salua mon père et lui présenta le nourrisson qui dormait.
- Qu’il est mignon ! Bonjour Louis ! –s’exclama ma mère d’une voix exagérément aigue-.
Après avoir serré la main froide de M. Johnson, je me mis à mon tour à regarder le petit, sans dire un mot. Mais dès que je me penchai vers le berceau, Louis ouvrit brutalement les yeux et se mit à hurler.
- Tiens. Il vient de se réveiller… grogna M. Johnson.
- Je ne lui ai rien dit… à mon avis, il doit avoir faim répondis-je »
Mme Johnson s’empressa de s’asseoir et de poser le berceau à ses côtés, puis donna le sein à Louis qui finit par se calmer.
Ma mère fit asseoir M. Johnson et lui proposa à boire. Je m’assis en bout de table et ne bronchai pas.
Louis se rendormit peu de temps après, puis le repas se déroula normalement. Nous priâmes, puis ma mère amena l’entrée. Personne ne m’adressa la parole et je m’occupai de débarrasser.
Tout le monde resta assis, et un drôle d’air flottait. Un grand silence planait, jusqu’à ce que mon père suggère de servir un armagnac. M. Johnson accepta mais les deux mères s’y refusèrent. Mme Johnson se mit à discuter avec ma mère des futurs investissements qu’elle consacrerait à Louis, comme la chambre, les premiers livres et les jouets.
Mme Johnson me demanda de surveiller le berceau qu’elle poussa délicatement vers moi.
Je regardai le bébé dormir paisiblement, esquissant un léger sourire. J’observais ses mignonnes petites mains serrées, et je me mis à le caresser. Mais à peine avais-je mis ma main sur la sienne que Louis se mit à hurler, ce qui me fit sursauter ainsi que Mme Johnson. Cette dernière se précipita vers le nourrisson qui vomissait affreusement et s’étouffait ainsii. La mère protectrice me regarda d’un œil noir et tenta de calmer le bébé. Elle tapota le petit puis ce dernier se calma.
« Mais qu’as-tu fait ? -Cria Mme Johnson-
- Je lui ai à peine touché la main !
- Tais toi ! -répliqua mon père-
- Excuse toi ! -vociféra ma mère-
- Allez! -insista mon père-. »
Je n’avais nullement envie de m’excuser… Comment Louis pouvait-il avoir un sommeil si fragile, pourquoi braillait-il dès qu’il me voyait ? Je fis un effort pour m’excuser et sourit au bébé qui me répondit en crachant ce qui lui était resté du précédent repas.
« Il suffit ! -dit Mme Johnson- Je vais le coucher !
- Couchez le dans la chambre d’amis, -conseilla ma mère-. »
La mère de Louis prit le berceau et sortit de table. Le nourrisson se retourna en ma direction, on voyait juste la tête sortir du berceau. Il me regardait d’un air terrifié qui faisait peine à voir.
Mme Johnson amena Louis au premier étage, et je l’entendais chanter quelques minutes. Puis se fut le silence. Louis dormait. Mme Johnson descendit et se rassit. Tout le monde me regardait et je n’osais rien dire. Alors, mon père se mit à murmurer autre chose et les adultes s’engouffrèrent dans la discussion.
Je scrutais, pensif, la pièce à l’étage, et souhaitais déjà ne plus revoir ce gosse qui me haïssait.
Et dès lors que je regardais les Johnson que je n’appréciais déjà guère, j’espérais déjà que leur fils devienne un misérable moinillon isolé de tous et corrompu par la hiérarchie. Les Johnson ont toujours été opportunistes, et l’élite est leur mot fort. Il est regrettable que mon père ait été un colonel glorieux durant la campagne en Afrique du Nord contre Rommel…devenant ainsi une personnalité incontournable des soirées mondaines… sinon, je n’aurais pas eu à voir rappliquer la sinistre face de M. Johnson qui racontait ses plus belles affaires en tant que juge ou écouter les grossières vantardises de Mme Johnson.
Je souriais en pensant à ce que les Johnson feraient réellement de leur fils. Non, moinillon, certainement pas, mais le ferait-il aller dans l’armée…la politique ? Il deviendra un sale petit arrogant, adoré par les lèches bottes mais détesté par tous au plus profond de leur âme.
Alors que je me perdis dans mes pensées, mon père me signala sèchement qu’il serait temps de me laver les mains. En effet, elles étaient recouvertes des rejets de cet immonde Louis… Je serrai les poings et me dirigea vers la salle de bains à côté du salon.
J’entrai dans la salle de bain. Une odeur putride flottait. Je pris soudainement peur, je ne saurai dire pourquoi. Je me regardai dans la glace, mon visage étai livide. Je tournai le robinet, puis brutalement, mon sang stoppa sa circulation… j’inclinai ma tête à droite, vers la baignoire… Elle était remplie…à moitié. L’eau était particulièrement trouble et dégageait des vapeurs nauséabondes. Je m’approchai doucement en retenant mon souffle. Je mis ma main dans l’eau… elle était glacée.
Je fis brusquement un bond en arrière. Il y avait quelque chose au fond de l’eau. Une masse remonta doucement. Le corps verdâtre et sans vie de Louis flotta à la surface. Le visage de Louis était rempli de terreur.
Suivie de quelques poemes
DEUX AMIES
Elles sont deux, doubles, doublets, doublons d’or d’amitié
Un aveu, un doute, un souhait, un juron, à la mort, à l’éternité
Une rose sans pétale, un amandier sans blanches fleurs
Morose et mal, cette idée enchante les détracteurs
Illusion perdue que la séparation, l’union est leur raison
Union d’âmes et de raison, d’amitié et de chansons
Les mots ruissellent dans les yeux avant l’instant
Les pleurs échouent sur les joues avant les mots
Les rires se déchaînent à tout moments
Les malheurs sont évaporés aussitôt
Elles ne veulent et peuvent briser l’étreinte immortelle
Etreinte de diamant, perchée sur un nid de sentiments
La vie et la mort, qu’importent ! Leur joie est belle
En voici de mains printemps pour fêter des amies dans le vent
Les temps modernes
Lointaines demeurent ses espérances, prochaine est sa délivrance
Siennes sont sa peur et sa défiance dans l’arène des médisances
La vie est son courroux, la mort son ultime atout
Vive ce désaveu, cet abîme, ce chemin sans goût
Printemps de jadis sans fleurs
Automnes anciens sans joies
Ainsi noie t il ses pleurs
O vie monotone sans émoi !
Son esprit laboure la terre, s enfonce dans la neige
Mais la glaise ressurgit, les flocons retombent
Mon ami, reste fier, renonces à ce manège
Le sol s’affaisse, la raison l’emporte dans la tombe !