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Puisqu'on est en plein mystérieux et ésotérisma j'en profite pour soumettre à la patience bienvaillante des membres du forum quelques extraits, pris au hasard des chapitres (séparés par des .........) d'un essai romanesque qui devrait ête prét pour la correction à l'automne si le courage est au RDV: histoire de tater un peu le terrain et de voir si cela accroche :
Le staccato rageur des PM se rapprochait. Ben se tapit derrière une poubelle pour observer l’avance de ses poursuivants.
Il en avait dénombré 3, de ces « fous de dieu », tout à l’heure, au départ de l’université.
Il ne regrettait pas son obstination à prendre le volant…
Au premier feu rouge, le passager d’une moto avait foudroyé son garde du corps d’une courte rafale, puis avait arrosé la banquette arrière, ou se trouvait Sarah, sa fiancée.
Ben n’avait du son salut qu’à une décharge d’adrénaline qui lui avait fait écraser l’accélérateur de la vieille Mercedes ; puis la course folle avait commencé a travers les rues du vieux quartier. Aux motards, s’était rajoutée une grosse limousine noire d’où partait des rafales de ce qui semblait être un pistolet mitrailleur, probablement un de ces vieux AK47 qui se trouvaient à tous les coins de rue. Il fonçait en direction du quartier chrétien…ses assaillants abandonneraient peut être…
Le moteur se mit à tousser…l’essence…ou une balle… Le cerveau de Ben tournait à toute vitesse comme un ordi prêt à planter.
Il vira sec à droite, en profita pour bouler hors de la voiture qui s’engagea dans une descente vertigineuse alors qu’il se recevait au milieu des poubelles.
Le pneu arrière gauche de la moto d’un de ses poursuivants, en dérapant, lui passa sur les doigts de la main droite…
Il s’adossa à la porte cochère, derrière les poubelles, tétanisé, pendant que sa voiture finissait sa course dans la file des autres véhicules, garés le long de la rue.
Les « fous de Dieu » s’étaient arrêtés et commençaient à encercler le véhicule accidenté, lorsqu’une explosion, suivie de l’embrasement de la Mercedes, les figea sur place.
Ben n’eut pas le temps d’en voir plus. Le battant venait de céder sous son poids et il serait tombé en arrière si une main ne l’avait retenu pendant qu’une voix calme murmurait à son oreille « viens, fils, je t’attendais… ».
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….. Elle et son amie, sa vraie amie (comme elles le sont presque toutes) trônaient littéralement au milieu d’une demi-douzaine de copains qui rivalisaient dans l’art d’attirer leur attention.
De Fred, le taciturne qui, l’air inspiré, semblait indifférent à tout, au volubile, Kevin, qui contait ses exploits de la semaine, avec une verve que rien ne semblait pouvoir tarir, en passant par le blagueur de service, Pierrot, le blagueur à lunettes, pour qui tout était prétexte à rigolade et contrepèteries. Les deux nénettes, bon public, riaient de bon cœur…
De ce bar-club, que son père lui avait fait connaître (il y retrouvait tous ses amis au café du matin ou d’après déjeuner), elle avait fait, en quelque, sorte son PC. Pas très loin de l’appart familial et des lycée et facs, il était en bordure de Jaude, près des cinés et des magasins intéressants et sa fréquentation d’hommes d’affaire le matin et le midi puis d’ados et de jeunes adultes le reste de la journée en faisait un de ces lieu ou l’on se trouvait bien quelque soit l’heure.
Marie laissait son esprit vagabonder. Elle pensait à la soirée à venir…au secret …
Son père lui avait laissé entendre, lors de son anniversaire, le 21 Janvier dernier, qu’à la St Jean elle connaîtrait le Secret…Il n’avait pas voulu lui en dire plus et chaque fois, depuis, qu’elle l’avait questionné à ce sujet, il avait éludé, parfois même lui laissant penser qu’il s’agissait d’une plaisanterie et, parfois aussi, lui lâchant un bref et définitif « le temps n’est pas venu, ma grande ».
Depuis six mois la pression était montée et elle se faisait tout un film de la « révélation »…
Elle avait beau se creuser le ciboulot elle ne voyait pas de quoi il pouvait s’agir….Un projet de vacances délirant…peut être, ou bien la voiture qui lui permettrait d’être plus indépendante...Non !
Elle pressentait confusément qu’il s’agissait de quelque chose d’immatériel et beaucoup plus important aux yeux de son père…
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…………..Dans l’échoppe de souvenirs, le vieux boutiquier lisait, à la lumière d’une chandelle, un vieux manuscrit dont il suivait les caractères du bout de son index droit déformé par l’arthrite. Le document semblait en piteux état avec des manques importants et sa texture ressemblait à du vieux carton passé au feu. En réalité c’est un grand fragment de papyrus, ou quelque chose d’approchant, que le vieillard décharné examinait.
Le ciel aurait pu lui tomber sur la tête sans qu’il ne s’en aperçoive, tant il paraissait obsédé par sa lecture laborieuse…
Nul d’ailleurs, n’aurait pu le déranger, car il avait pris bien soin de verrouiller la porte.
Une exclamation de surprise lui échappa …
- Pas possible !
Il se recula et retourna le manuscrit l’examinant sur toutes ses faces. Les caractères araméens s’alignaient en colonnes bien ordonnées et ce qu’il lisait le stupéfiait. Tout était remis en cause.
Ils avaient peut être prévu une parade et le plan magnifique, mis en place pour venger l’ange déchu et lui redonner sa place légitime, risquait d’être contrarié. Ils avaient pensé à cela aussi..
La rage l’aveuglait. Il fit un immense effort pour se reprendre et y parvint………….
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…. Au bout de 7 jours dans le désert, Ben doutait. Que faisait-il dans cette galère ? Pourquoi s’était il laissé convaincre par ce vieux fou si persuasif.
Le vieil homme semblait tout savoir de lui et il émanait de sa présence une telle force et une telle sérénité que Ben avait été subjugué.
Avec l’éloignement, cette présence se faisait moins sentir et le jeune homme s’interrogeait
Pourquoi avait il accepté, comme un ordre divin, de partir seul dans le désert, sans but précis, sans date de retour avec comme seul viatique ces quelques aliments qu’il trouvait miraculeusement à son chevet à chaque réveil et les mots sibyllins de vieil homme … « Il est temps pour toi d’aller à la rencontre du désert, à la rencontre de toi-même… » Et ces quelques lettres sur l’emballage de sa pitance journalière, qui lui rabâchait à l’infini : « Qui es tu ? »
Physiquement il supportait assez bien l’épreuve, mais il se prenait à rêver à de rafraichissants buffet, à ces soirées entre amis étudiants ou l’alcool et les jolies filles ponctuaient si agréablement les fins de semaine.
Le goût de l’aventure et du jeu, pensait il, l’incitaient cependant à poursuivre. La curiosité aussi ; il voulait savoir ce qu’il y avait au bout.
Et puis, l’ancien avait l’air si sur de lui…
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… La première bombe avait été placée sous l’escalator central de l’un d’eux.
Une seconde explosion retentit un peu plus loin alors qu’une immense colonne de fumée s’élevait derrière les immeubles, à quelques centaines de mètres du premier magasin touché..
Un grand silence semblait avoir figé le quartier. Puis Le bruit revint avec les premières sirènes des pompiers et les cris de douleur des blessés.
Un des premiers sur les lieux fut Salomon le président du consistoire local. Justement il se rendait à la synagogue, mitoyenne du grand magasin frappé au cœur.
Il se dépensait sans compter pour fédérer les bonnes volontés et organiser les secours avec calme. Bientôt la foule l’entoura, lui, le chef spirituel de la communauté, attendant son réconfort et ses ordres.
Tentes d’urgences et civières entouraient Salomon qui, avec un grand calme, conversait avec le capitaine des pompiers pour organiser et optimiser les secours.
Un rabbin s’approcha de lui, l’air catastrophé et l’embrassa fraternellement en disant
- meurt chien ! Allah est grand !
L’explosion vitrifia littéralement tout se qui se trouvait à moins de 10 mètre du couple précédemment enlacé et dont il ne restait qu’un immense cratère.
Les milliers de clous et billes de plomb qui garnissait la bombe avaient aussi fait leur œuvre : Sur la place aucun être humain ne se tenait plus debout ; des centaines de corps martyrisés jonchaient le sol de la place ; des gémissements s’élevaient, ça et là.
Soudain la façade de l’immeuble du grand magasin touché par la première bombe s’écroula dans un nuage de poussière faisant taire définitivement les cris de douleur.
Plus rien ne bougeait, ne vivait sur la place, si ce n’est le son assourdi et discontinu de la sirène d’un camion de pompiers enterré sous les gravats…
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… Entre le pouce et l’index, elle tenait une chevalière en or richement ouvragée.
Au centre était un blason surmonté de ce qui pouvait être une couronne ducale. Le cœur du blason représentait deux personnages sur un seul cheval se tenant par la main gauche ; l’un tenait une épée à sa main disponible et l’autre, un livre.
De nombreux symboles étaient semés ça et là, (………………) et d’autres difficilement identifiables, de par leur usure ou leur tracé bizarre.
Entre les têtes des deux cavaliers se trouvait une lettre tarabiscotée, un peu à la façon des enluminures du moyen âge, ne pouvait être qu’un alpha ; de même entre les pattes du cheval on pouvait discerner comme un oméga. Enfin le pourtour ovale du chat de la bague était ceint d’une fine cordelette d’or ciselé ressemblant à une corde tressé avec des nœuds à intervalles réguliers… douze pour être précis….
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Le dernier soir, Marie revint contempler, comme chaque jour, le lieu qui avait vu s’élever le temple. Son téléphone vibra et un message s’afficha : « suis cet homme Marie ».
Marie se retourna, un grand gaillard, vêtu à la bédouine et le visage en parti dissimulé, l’observait immobile et silencieux.
Lorsqu’elle rencontra ses yeux, il lui dit simplement
- Viens, ma fille
Puis il lui tourna le dos et s’avança en direction de l’entrée de la vieille ville.
Elle n’eut aucune hésitation et le suivit.
Ils marchèrent longtemps dans le dédale de ruelles bordées d’échoppes.
Les nombreux badauds qui peuplaient les lieux n’avaient aucun regard pour le couple qui passait au milieu d’eux et, pourtant, une européenne, juste pourvue d’un léger foulard sur la tête, était chose rare en ces lieux. Nulle manifestation d’hostilité, ni même de curiosité … On aurait dit que Marie et son guide évoluaient dans un monde parallèle…
Elle avait l’impression qu’ils tournaient en rond, lorsque son guide s’arrêta devant une porte dérobée et frappa quatre coups, deux rapides puis deux autres espacés.
La porte s’entrouvrit et se referma derrière eux. Le guide échangea quelques mots, des question-réponses rapides qui avaient l’air codées, avec un interlocuteur qui demeura invisible, puis fit signe à Marie de le suivre.
Elle le suivit le long d’un très interminable couloir qui débouchait sur une grande salle meublée sobrement à l’orientale, probablement un lieu de culte musulman. Une mosquée annexe d’El Aqsa ? Elle n’aurait su le dire et cela importait peu
Le guide procéda aux ablutions rituelles et termina en s’inclinant pour une courte dévotion mains contre la face.. Il ôta ses chaussures et fit comprendre à Marie de faire de même.
La salle, ronde, était ceinte d’une galerie soutenue par de grandes colonnes de pierre blanche qui montaient jusqu’au toit et semblaient soutenir le grand dôme de verre. Ils entreprirent d’en faire le tour.
Arrivés derrière la sixième colonne, située à l’opposé de l’entrée, le guide s’immobilisa et sembla gratter entre deux pierres légèrement disjointes.
Un craquement, répercuté dans l’immense salle vide, fit sursauter la jeune française et la dalle au sol, située derrière la colonne, sembla s’affaisser puis pivota vers le bas dégageant un trou noir ou l’on devinait une amorce de marche ;
- va, ma fille, ne crains rien, on t’attend
Le guide, sur ses paroles, se plaça de coté, et l’invita à descendre…..
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… La première bombe explosa dans la cantine de la principale école primaire de Bethleem.
Le bâtiment en pisé s’effondra et, s’il n’y eut « que » 5 victimes, ce fut grâce à un exercice d’alerte de dernière minute, qui avait fait se regrouper tout le monde, dans la cour, près du portail d’accès à la rue.
Il n’y eut aucun survivant parmi le personnel des cuisines mais les enfants s’en tirèrent à bon compte, victimes de commotion et de quelques coupures.
Trente autres bombes explosèrent ce jour là sur le territoire palestinien et, chaque fois, les dégâts étaient importants, mais les victimes humaines, quoique nombreuses, comptèrent peu d’enfants même si la cible commune et privilégiée semblait avoir été la jeunesse palestinienne.
En effet furent particulièrement touchées les écoles, qu’elles soient coraniques ou laïques et des centres de loisir ; mais dans chaque cas, un évènement extérieur avait modifié au dernier moment les habitudes du lieu visé.
Exercice d’alerte, panne d’électricité, absence d’enseignants ou d’animateurs, visite impromptue d’un officiel, avaient fait se grouper les jeunes dans les cours extérieures et le bilan, quoique lourd, n’était rien en comparaison de la violence et de la multiplicité des attentats.
Les services de sécurité n’eurent aucun mal à identifier le matériel utilisé ; sophistiqué, d’origine américaine, il ne pouvait avoir été placé que par les services action de l’Etat Hébreu.
D’ailleurs dans les décombres d’un cinéma, on trouva les restes déchiquetés d’un individu dont les papiers le faisaient appartenir à la réserve de l’armée israélienne. Peut être sa bombe avait elle sauté trop tôt, avant qu’il n’ait eut le temps de se sauver. (en réalité, l’autopsie révéla, plus tard, que l’homme était mort vingt quatre heures avant les évènement ; information qui ne fut pas divulguée)
Les attentats étaient donc signés et les foules palestiniennes envahirent les rues de toutes les localités du territoire réclamant vengeance en exhibant les corps des martyrs, à la face du monde.
Le gouvernement Israélien réunit en urgence était catastrophé et avait proclamé l’état de siège. Il avait lui aussi eu beaucoup de mal à calmer ses propres citoyens lorsque des manifestations spontanées, la veille, avaient, déferlé dans les rues des grandes villes, criant vengeance au lendemain des attentats qui avaient frappé, un peu partout dans le monde, la diaspora …
Ch 15
………..Le vieillard, au fond de son échoppe, ne décolérait pas…
La phase deux s’était déroulée comme prévue et la phase trois allait déclencher le bain de sang entre juifs et arabes de cette partie du monde, prélude à la grande conflagration, mais le nombre de victimes avait été dérisoire et surtout les enfants dans leur grandes majorité en avaient réchappé…
Or Le vieillard avait beaucoup misé sur l’horreur et l’indignation provoquées par la mort d’une multitude d’enfants pour le succès du plan.
Ces concours de circonstances qui avaient empêchée l’hécatombe voulue ne lui parurent, pas un instant, le fait du hasard !
Le second manuscrit s’opposait à ses projets, il le sentait et enrageait de ne pouvoir y répliquer, tant qu’il ne l’aurait pas entièrement décodé.
Il décrocha son téléphone
- Oui Maître
- Lance la phase trois
- Bien, Maître
Il raccrocha, alluma une nouvelle bougie, vérifia que la porte de l’échoppe était bien close puis se replongea dans l’étude du second manuscrit………..
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…………..Jean Prit la bague de Marie et s’avança vers ce qui pouvait être un maitre-hôtel au centre de la crypte, et, sans hésitation, malgré la faible lumière qui semblait venir de nulle part, il souleva un voile cramoisi qui cachait une curieuse figure gravée au centre de la pierre d’autel ; comme une clé de voute, garnie sur son pourtour de caractères hébraïques, avec en son centre un minuscule orifice. Ce trou avait la taille du chat de la bague et ressemblait à une intaille.
Jean introduisit la face sculpté du bijou et appuya fortement.
Un grondement ou se mêlaient des bruits d’engrenages et de frottements retentit et les surprit ; ils reculèrent vivement, alors que l’autel pivotait lentement sur un des cotés, découvrant un trou sombre ; cette fois aucune marche d’escalier n’apparaissait.
Marie regarda son père, interrogative
- On fait quoi, maintenant ?
- Prend cette corde et descends, ne crains rien.
- Mais on n’y voit rien
- Aie confiance. Toi … tu verras.
-
Il attacha la corde à nœuds au bloc du Maitre-Hôtel et lança le reste du rouleau dans le vide obscur.
Marie hésita, paralysée par l’appréhension. Cette immense cavité qui n’avait pas du être ouverte depuis des siècles l’attirait pourtant avec une force qu’elle ne pouvait s’expliquer.
Elle entreprit la descente, sous l’œil inquiet de son père.
Peu à peu, les battements de son cœur se calmaient ; ses yeux tentaient de percer le noir absolu qui régnait dans ce gouffre dont elle ne pouvait délimiter les contours. Elle eu, un moment, la peur panique que la corde ne soit pas assez longue, ou bien que sa descente n’aboutisse au milieu de serpents, tarentules ou autres bestioles accueillantes.
Elle toucha enfin le sol, juste au moment ou ses pieds ne trouvaient plus de nœud.
Une faible lueur, au loin, insuffisante pour éclairer les lieux, lui sembla être la direction à suivre ; elle se mit en marche et, peu à peu, discerna les contours, du couloir vouté dans lequel elle s’était engagée. La lumière lointaine se rapprocha ; elle devenait d’un bleu merveilleux, irréel…
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- … Et vous avez bien fait ! Le temps presse retrouvez la trace de la dernière disparue. Et pour la tribu d’Ephraïm, qu’avez-vous trouvé ? En reste t’il des traces ?
- Non, rien. Le Livre n’a pas menti. Jephté les a tous éliminés lorsqu’il a entrepris la guerre contre ce peuple rebelle et entêté, qui reniait Yahvé. Lors de la guerre contre les Ammonites, ils se levèrent contre Jephté et ce dernier les a vaincus dans une grande bataille en bordure du Jourdain, puis il les a poursuivis partout. De leur ancêtre Ephraïm, les Ephraïmites tenaient un léger défaut de langage qui les trahissait et leur couta la vie à tous,, hommes, femmes, enfants et à tous leurs serviteurs ; leur bétail lui-même fut offert au Très Haut, en holocauste. On dénombra quarante deux mille victimes soit l’effectif total de la tribu. C’est ce que rapportent les écritures et rien, dans la suite, ne vient contredire cette version. Plus personne ne s’est jamais réclamé de cette tribu !
- J’en informe le Maître immédiatement. Vous, poursuivez vos recherches et trouvez moi cette fameuse fille du sang ; on ne sait jamais… vos appointement seront, ce soir, sur votre compte.
Après le départ du city man, Monsieur Chang resta un moment pensif.
Il ne lui avait pas tout dit, bien sur…
Certains faits récents lui faisaient craindre d’avoir choisi le mauvais cheval … et quand à la « fille du sang », il était sur une piste et ne voulait pas s’encombrer des amis du city man et des tueurs de l’Emir. Il allait agir seul.
Dans l’entourage de la dernière disparue, les rares témoins vivants, habilement questionnés, avaient parlé d’un mont Fraternité et Monsieur Charlie l’avait localisé près de Clermont-Ferrand, en France ; il allait s’y rendre seul et, sur place, il aviserait de la conduite à tenir.
Avant de refermer son officine, il envoya Charlie et Freddy surveiller les abords et décrocha son téléphone :
- J’ai localisé Ephraïm. Heure et lieu habituels...
-
Il raccrocha satisfait… » Surtout, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier … «
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………………Elle était accueillie au milieu des youyous des femmes et des cris de joie des enfants, puis était admise dans la grande tente du chef où les hommes avec les plus profondes marques de respect lui offraient le thé brûlant et les pâtisseries traditionnelles dans un silence solennel. Enfin, celui qui était le chef lui adressait, la main sur le cœur, une harangue qui portait toutes les marques d’une allégeance naturelle.
Elle sortait alors au travers d’une haie d’hommes fiers, main sur le cœur et courbés en signe de profonde déférence et repassait au milieu des femmes et des enfants qui s’évertuaient à toucher ses vêtements et à baiser sa bague en l’interpellant affectueusement. Les « Fille du sang ! … Notre sœur ! » L’accompagnaient jusqu’à la grosse Range Rover, puis le convoi s’ébranlait, prenant rapidement de la vitesse, en direction du prochain campement.
La nuit, ils bivouaquaient en plein désert ; Marie Squattait, seule, la Range alors que ses gardes du corps dormaient au sol, sur une natte autour des véhicules. Les deux Jean veillaient…
Déjà quinze jours avaient passé depuis la descente dans la crypte et Marie vivait un rêve éveillé. L’amour qui l’entourait, tous ces gens qui l’accueillaient comme une reine et paraissaient mettre beaucoup d’espoir en elle, son escorte qui l’attendait au sortir de la mosquée à Jérusalem, tout cela lui semblait à la fois irréel et légitime.
Le vieil homme réveilla les dormeurs et leur fit signe de se préparer au départ Les dix hommes furent vite prêts. Jean réveillait sa fille qui elle aussi eut vite procédé à quelques ablutions et se déclara prête à repartit.
- Il arrive, renseigna le vieil homme……
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- Mahomet, notre frère ? Ne put se manquer d’interrompre Ben.
- Oui, Mahomet était un grand initié, un prophète envoyé par le très haut, pour ramener les … sur le chemin de la divinité. Comme pour tout ce qui est humain, sa descendance s’est divisée et certains on dévié de l’enseignement divin.
- Comme lui, bien d’autres sont passés par là ou tu vas, Ben ; Abdelkader a été, comme ton père, Marie, un grand initié ; Marco Polo aussi ; Nietzche également mais il en est devenu dément… Plus près de nous, Anouar, Hussein et … l’ont été également et on lutté conjointement contre la Bête immonde.
Marie, tu auras ta place dans la grande ( …………….) de l’humanité … La bête et ses affidés sont sur tes traces et tu dois les laisser venir à toi, puis leur échapper pour permettre à Ben de poursuivre son parcours.
Tes ennemis ne t’on pas encore identifiée, mais ils sont la, autour de nous, a la poursuite de Ben qu’ils veulent éliminer. Tu vas donc les entrainer au loin.
Ce sont les sectateurs d’Ephraïm qui adorent l’ange déchu ; Ephraïm dont la tribu a été exterminée par Jephté et a perdu sa part de divinité…
ETC………………………………….
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